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jeudi 21 décembre 2017

Pourquoi aimons-nous autant les drames et les événements tragiques ?

Dans les journaux, à la télévision ou en ligne, seuls les drames semblent pouvoir faire la Une. Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent mais nous aimons cette accumulation de drames. Les médias ne font que nous servir ce qui nous plait et fait de l'audience.

Peut-être que ce goût pour le drame vient de notre rapport à la peur. Nous restons somme toute des animaux qui apprenons de notre environnement et plus particulièrement de nos frayeurs. Les drames, les catastrophes sont des instants de peur extrême, des moments de vérité qui nous permettent d'apprendre, de savoir ce qu'il faut faire ou ne pas faire et ainsi optimiser nos chances de survie. 

Peut-être est-ce la recherche de retours d'expérience qui nous fait autant aimer les drames et pas seulement un voyeurisme congénital. 

Ou alors le malheur des autres permet peut-être de relativiser nos propres difficultés. Quand je me juge je me déteste mais quand je me compare...

Qui sait. 

samedi 18 novembre 2017

De notre fascination vis-à-vis des tueurs en série

Jacques Verges disait : "Si les tueurs en série nous fascinent, c'est parce qu'en dépit de leurs crimes atroces, ils sont à notre image". Rien n'est plus faux.

Les tueurs en série nous fascinent non pas parce qu'ils sont à notre image. Ce serait jeter de la boue sur notre humanité, revendiquer nous aussi notre part de monstruosité. 

Non ce qui nous fascine c'est de voir certains s'aventurer là où jamais nous n'iront, imaginer le voyage vers l'insoutenable et la folie. Les monstres nous fascinent car ils nous indiquent la frontière a ne pas dépasser, le voyage a ne pas faire. 

dimanche 10 janvier 2016

Agressions à Cologne : comment des hommes peuvent-ils considérer la femme occidentale comme un morceau de viande ?

Tu lis le récit des agressions sexuelles de masse à Cologne : des centaines de plaintes, des actes planifiés visiblement par des hommes considérant les femmes comme des morceaux de viande. A priori, les migrants ou a minima des immigrés sont accusés. C'est sûrement la réalité, l'enquête le confirmera rapidement. 

Maintenant, la question est de comprendre : comment des hommes ont-ils pu planifier ce type d'acte (certains ayant même sur eux un petit lexique du queutard en Allemand, histoire de se faire comprendre) ?

Ces hommes n'auraient jamais fait ça à leurs femmes ou amies. Non, ils se sont attaqués à l'autre, à l'Occidentale et à ce qu'elle représente pour eux. Le fond du problème est là : ces personnes ne comprennent pas la région du monde où ils sont arrivés, ses codes, ses traditions. Gavés de mauvaise culture populaire américaine, de porno (en diffusion libre et massive chez les jeunes hommes frustrés) et de préjugés sur l'Occident décadent, ils pensent qu'agresser une Occidentale est normal. En les faisant parler, tu comprendras avec horreur qu'ils pensent que la liberté de l'Occidentale n'est qu'une invitation pour assouvir leurs pensées libidineuses. Leurs agressions sont finalement le résultat d'un mépris pour un Occident corrompu où tout serait permis. Finalement, tu n'es pas loin du harcèlement de rue dénoncés depuis plusieurs années, le profil des auteurs est le même : jeunes hommes immigrés, frustrés et pauvres. 

Ces ordures seront évidemment trouvées et lourdement condamnées. Mais cette triste affaire montre que les Occidentaux ne sont pas les seuls à résumer l'autre à une essence, un stéréotype imbécile permettant toutes les saloperies (rappelons-nous de notre vision du Noir ou de l'Arable à l'époque coloniale). 

Occidentaux et non Occidentaux sont finalement égaux dans la saloperie. Il n'y a pas de damnés de la terre, purs et sans tâche, n'en déplaise aux belles âmes. 

dimanche 31 mai 2015

Vice ou crime

La différence entre les deux est pourtant simple :
- Un vice porte atteinte à soi-même ou à sa propre propriété 
- Un crime porte atteinte aux autres ou à leur propriété

A l'heure actuelle, les vices sont traqués sans merci par les bureaucrates de la police de la vertu alors que les crimes sont analysés, décortiqués pour être mieux justifiés. 

Epoque dysfonctionnelle.