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mardi 26 septembre 2017

Règne de l'essentialisme au quotidien

Dans les discours publics, tu observes une montée des archétypes. Le monde est ainsi découpé par les idéologues et sophistes de tous horizons en catégories indépassables. Les fonctionnaires sont réduits à des privilégiés fainéants, les patrons à des êtres avides et sans scrupules, les immigrés vivant dans des quartiers déclassés en victime de la ségrégation sociale, les pauvres des assistés décérébrés et j'en passe. La pensée actuelle devient peu à peu essentialiste, elle tend à réduire les personnes à une identité fixe, indépassable, indiscutable. 

L'idée même que les êtres puissent être plus subtils, les identités plurielles et complexes est presque saugrenue. Il faut du simplisme, des oppositions franches, une lutte de tous contre tous. Pour cela, les identités sont reconstruites de toutes pièces, l'histoire réinterprétée, l'analyse des faits remplacé par le règne de l'émotion. Cet essentialisme n'est qu'un nouvel avatar du constructivisme, appliqué aux identités. 

Bien sûr cet essentialisme permet aux démagogues de se présenter en défenseur d'un groupe pour demander privilèges, prébendes et "respect". Voilà de quoi renforcer les attaques contre le bon vieux principe d'égalité en droit permettant à chacun de s'inventer un destin singulier. Mais la singularité, voilà ce que cet essentialisme nie de toutes ses forces.

jeudi 7 septembre 2017

Susceptibilité généralisée

La susceptibilité est un trait de caractère de plus en plus marqué, la moindre petite attaque ou remise en question est inacceptable pour beaucoup.

Ainsi, dans les Universités, des avertissements sur le caractère "choquant" de telle ou telle œuvre fleurissent, des humoristes cessent de se produire face à un public ne comprenant plus le second degré. Cette tendance peut également se traduire par des menaces et des intimidations contre des professeurs remettant en cause la dictature des bons sentiments.

Dans les entreprises ce n'est pas forcément mieux : demander que les gens fassent leur travail sans avoir à négocier devient de plus en plus compliqué. Tu te retrouves de plus en plus face à des réactions de défiance face à des exigences vues comme une attaque personnelle insupportable. Car il ne faut pas oublier que désormais la sacro-sainte bienveillance est confondue avec la complaisance

Comment avons-nous fini par perdre le second degré, la distance vis-à-vis des événements ? Pourquoi l'hyper-sensibilité s'est à ce point développée ? La montée des ego, la conviction de plus ancrée que toutes les opinions se valent et doivent être écoutées de la même manière offrent sûrement un début de réponse. Une existence de plus en plus protégée, avec des épreuves et des frustrations moins importantes doivent également réduire la capacité à faire face aux contrariétés. 

Finalement, la susceptibilité généralisée est peut-être un autre symptôme de la montée en puissance d'un individualisme mal compris, capricieux et vindicatif.

lundi 7 août 2017

vendredi 4 août 2017

Comment avoir de meilleures relations humaines

Certains se demandent comment réussir à attirer le respect de leur entourage, construire des relations de qualité ou satisfaire ses clients. 

Le secret est simple : il suffit de cesser de prendre les gens pour des cons. Parle honnêtement et simplement, tout ira beaucoup mieux. 

mercredi 26 juillet 2017

mercredi 19 avril 2017

Comment agir avec les personnes et les objets

Prends soin des personnes que tu aimes et utilise les objets qui t'entourent. 

L'inverse ne fonctionne pas. 

lundi 19 décembre 2016

Paradoxe d'Abilene

Voici une fable intéressante inventée par le sociologue Jerry Harvey afin d'illustrer les dynamiques de groupe lors de prises de décision.

Un couple marié et les parents de la femme se retrouvent sous une chaleur écrasante à paresser mollement dans la maison des parents. Le père propose à tout le monde d'aller à Abilene, une ville située à 80 kilomètres de là afin d'aller manger dans une cafétéria. Le gendre n'ose rien dire pour ne pas vexer sa femme qui voit assez peu ses parents. Après un trajet éprouvant faute de climatisation dans la voiture et un déjeuner médiocre tout le monde revient fatigué et mécontent. Et c'est seulement de retour chez eux qu'ils s'aperçoivent que personne n'avait envie d'aller à Abilene. Le père avait proposé le périple pour faire plaisir aux autres et chacun a accepté pensant que les autres membres du groupe souhaitaient faire cette balade. 

Cette histoire, tu l'as sûrement vécue avec des amis lors d'une sortie improvisée en fin de soirée (se terminant en général par un plan moisi) ou au travail lorsque certaines décisions sont prises sans que personne ne sache pourquoi. Pourtant il suffit qu'une seule personne dise non ou demande explicitement à chacun si il est vraiment d'accord avec la proposition. Mais dans la réalité, le consensus mou est la norme, il suffit donc de proposer quelque chose de manière suffisamment assertive pour imposer ses vues.

Et peu importe si les conséquences sont désastreuses.

lundi 5 décembre 2016

Des limites de la familiarité

Quand tu y penses, tu fais beaucoup de choix par habitude, à la recherche d'une certaine familiarité. Ceci te pousse à reproduire encore et encore les mêmes schémas, comme si ils avaient laissé une empreinte indélébile dans ton inconscient. Tu exprimes cette préférence pour la familiarité de deux façons :
- De manière positive, tu reproduis à l'identique des schémas relationnels ressemblant à ta relation avec tes parents, de bons souvenirs passés...
- De manière négative, tu rejettes certains traits de caractères, certaines attitudes ou situations qui te rappellent un mauvais moment. Et peu importe si dans le lot, il y a des choses qui n'ont rien de mauvais en soi (par exemple tu es mal à l'aise avec les personnes réservées car elle te rappellent la froideur glaciale d'un parent)

Tu me diras qu'il n'y a rien de mal à rester dans sa zone de confort, construite peu à peu au fil des expériences et des traumas. Mais ceci t'empêche de te poser les questions de fond sur ta relation à l'autre et sur ce que tu veux dans le fond. 

Si tu ne sais pas ce que tu veux, décide déjà de ce que tu ne veux pas. Sois honnête, horriblement honnête dans l'expression des sentiments, situations, attitudes qui te révulsent ou plus simplement te mettent mal à l'aise. Fais l'exercice pour toi, n'essaie pas d'être politiquement correct. Tu as besoin de larges plages de solitude ? Tu as besoin de sentir que tu maternes un peu les gens autour de toi ? Tu as des phobies inavouées ? Tu ne peux aimer qu'une personne se fixant des challenges physiques ou intellectuels élevés ? Tu as horreur des personnes non ordonnées ? Alors c'est très bien mais alors prends en conscience pour dessiner en creux le portrait des personnes que tu veux fréquenter et définir la vie que tu veux mener.

A mettre en pratique notamment pour faire un bilan périodique de ta vie sentimentale.


samedi 22 octobre 2016

Art de la conversation : points communs

Quand tu rencontres une nouvelle tête, briser la glace est toujours compliqué. De quoi parler, comment lancer la discussion, faire en sorte que l'échange se lance ? 

La solution est finalement simple, il te suffit de procéder en deux temps.
- Etape 1 : fais parler l'autre personne en face de toi, laisse lui t'expliquer son parcours, ses passions, ses expériences. Car tu le sais, l'être humain adore parler de lui-même quand on lui en laisse la possibilité (tu ne fais pas exception, sois lucide)
- Etape 2 : identifie les points communs que ce soit une région, une école, un métier... Lance la discussion sur ces expériences communes et tout de suite la magie opère : une connivence se crée, les sourires arrivent sur les visages. 

La connexion est alors établie, sincère.

samedi 17 septembre 2016

Faire ou ne pas faire aux autres ce que tu aimerais que l'on te fasse

Ne pas faire aux autres ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse, c'est respecter l'altérité.

Souhaiter faire aux autres ce que tu aimerais que l'on te fasse, c'est soumettre l'autre à ton vouloir et donc nier l'altérité.

Une négation peut faire une différence fondamentale.