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samedi 31 mars 2018

Cause ou conséquence : le cas des Urgences

Un papier dans le journal, encore un, sur la crise des urgences hospitalières. On y parle en termes alarmistes de la crise de nerf du personnel et des malades, du manque de moyens, de la fermeture de lits et de l'affluence grandissante. 

Un calcul sur un coin de table, la croissance du nombre d'admissions en 15 ans : +50%. Tu restes interdit devant cette statistique, cette augmentation énorme quand la population a augmenté 10 fois moins vite. Tu relis les constats égrénés par le journaliste. Quelque chose cloche.

On confond encore cause et conséquence. Le manque de moyen n'est que conséquence, la cause balayée d'un revers de main. Pourquoi de plus en plus de personnes se retrouvent désormais aux Urgences ? Voilà une question qu'il serait pourtant intéressant à creuser. 

samedi 17 septembre 2016

Faire ou ne pas faire aux autres ce que tu aimerais que l'on te fasse

Ne pas faire aux autres ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse, c'est respecter l'altérité.

Souhaiter faire aux autres ce que tu aimerais que l'on te fasse, c'est soumettre l'autre à ton vouloir et donc nier l'altérité.

Une négation peut faire une différence fondamentale.

mercredi 7 septembre 2016

Prénoms pour réussir au Bac et fausses causalités

Tu tombes sur un article amusant listant les 10 prénoms qui permettraient à tes enfants d'avoir plus de chances d'obtenir le baccalauréat. 

Bien entendu, ce n'est pas le prénom qui permet de décrocher l'examen. Le prénom est avant tout un marqueur social, le signe de l'appartenance de l'enfant au bon milieu social, celui qui conditionne grandement la réussite. C'est donc une fausse causalité, facile à détecter. 

Au quotidien, tu tombes régulièrement sur ce type de fausses causalités, bien moins évidentes à repérer. À toi de ne pas te laisser berner.


mercredi 30 mars 2016

Comment hacker ses mauvaises habitudes

Les habitudes, bonnes ou mauvaises, reposent toujours sur le même schéma : stimuli, enclenchement de la routine, récompense. Evidemment, au fur et à mesure, l'habitude s'ancre en toi et devient de plus en plus difficile à dépasser. Par exemple, pour les fumeurs  au bureau tu as :
1) heure de la pause (stimuli), 
2) descente en bas de l'immeuble pour fumer (routine)
3) moment sympa partagé entre collègues (récompense)

Maintenant, comment hacker la routine et tenter de la remplacer par autre chose, de plus positif ? Tu ne peux que très difficilement agir sur le stimuli car il est ancré en toi et tu as besoin de la récompense, vouloir la supprimer est illusoire. Tu as deux leviers néanmoins pour changer :
- tu modifies la routine en la remplaçant par quelque chose de positif. En reprenant l'exemple précédent, tu peux continuer à descendre avec tes collègues sans fumer ou alors profiter de ta pause pour faire quelque chose qui te plaît (assouvir ton addiction à Twitter par exemple) ou renoncer à la pause et partir un peu plus tôt le soir. 
- tu gardes dans tous les cas une récompense et tu choisis quelque chose qui te fait fais du bien. Par exemple, si tu continues à partager une pause avec tes collègues sans fumer, tu peux économiser pour tes prochaines vacances (important d'ailleurs de matérialiser physiquement ton économie en utilisant une tirelire par exemple).

Hacker la routine et transformer la récompense, voilà le meilleur moyen de casser les mauvaises habitudes. 

samedi 9 janvier 2016

Faute

Bien souvent quand tu vois une personne, un parti, une organisation faire une faute majeure, tu te dis que ce sera la cause de son échec futur. 

Non ce n'est pas vrai. Quand la faute survient ce n'est que la conséquence de la dégénérescence, le déclin est là enclenché. Quand une personne ou une organisation perd sa sureté d'instinct, il est déjà trop tard. 

Si c'est ton ennemi qui commet la faute, tu sais que tu peux porter le coup fatal. 

jeudi 12 novembre 2015

Misogynie ordinaire

Tu lis ce matin qu'un proviseur de lycée pense interdire les jupes pour les filles lors du Bac pour ne pas "déconcentrer" les garçons.

Tu as là la manifestation de stéréotypes misogynes, colportés par des hommes mais aussi par des femmes (car le proviseur est une femme). En filigrane, la femme est considérée comme un être vil et tentateur et l'homme comme un pauvre bougre, incapable de gérer ses pulsions. En somme, l'homme ne serait qu'un animal à qui il ne faudrait pas montrer le fruit défendu. 

Voilà un curieux mélange de culture de l'excuse, de psychologie de comptoir et de connerie pure et simple. 

Comme souvent on renverse dans ce cas les causalités. Le manque de "concentration" des garçons n'est pas une conséquence de la perversité féminine mais bien la cause de leur échec. Au proviseur de les mettre au travail, de les faire progresser au lieu de leur trouver de putains d'excuses. 

Mais trouver des excuses est plus simple que de faire face à ses responsabilités.




dimanche 11 octobre 2015

Volkswagen : mêmes causes, mêmes effets

La fraude aux tests anti-pollution chez Volkswagen est une nouvelle illustration de la puissance mais aussi de la fragilité de la verticale du pouvoir. Ce constructeur (comparé à la Corée du Nord par certains)  a concentré tous les facteurs habituels du désastre. Tu retrouves toujours les mêmes ingrédients :
- Un pouvoir centralisé avec un patron tout puissant
- Un top management autiste, brutal, refusant toute contradiction. Celui qui ose contredire la ligne officielle est évincé
- Une direction arrogante, refusant d'admettre ses torts et rejetant la faute sur des lampistes. Ils ne sont ni responsables, ni coupables, seuls des salariés lambda le sont (voir l'audition grotesque du patron de VW au Congrès américain)
- Des employés vivant dans la peur qui s'auto-censurent en permanence pour éviter de se faire briser. Dans cette relation dominant/dominé, le dominé se tait, cache les problèmes ou pire encore fraude afin de faire correspondre les résultats aux fantasmes de la direction

Tu as toujours ce même modèle de management responsable lors des désastres récents :
Lehman Brothers, Société Générale, Fukushima, Areva, Parmalat, Enron... 

La verticale du pouvoir est d'autant plus dangereuse qu'elle fonctionne très bien quand l'environnement est favorable. Un pouvoir fort, centralisé, permet d'aller plus vite que les autres, de prendre le marché et renforce donc l'autisme des dirigeants. Mais ce mode d'organisation incapable de se remettre en cause plante les graines du scandale. Et quand le problème arrive, les conséquences sont souvent dévastatrices. 

mercredi 19 août 2015

Ce qui dépend de toi et ce qui ne dépend pas de toi

Combien de fois nous pestons contre notre environnement, toutes ces petites choses du quotidien qui nous agacent. Tu sais que je ne suis pas le dernier à m’énerver contre le temps, les embouteillages, les imbécilités proférées par telle personnalité. Pourtant, je te le dis, j’ai tort dans ces cas là et tu devrais me rappeler que tout cela ne dépend pas de moi.

Car finalement, pourquoi s’énerver de ce qui ne dépend pas de moi, de mes actes, de ma volonté ? C’est une attitude totalement futile, une perte de temps manifeste qui m’empêche de me concentrer sur toutes ces choses qui dépendent de moi. Par exemple, je ne peux pas éviter d’attraper un virus mais je peux par contre me débrouiller pour me couvrir suffisamment et éviter d’attraper froid.

Il est donc important de renoncer à agir sur ce qui ne dépend pas de toi. Certains appelleront cela du fatalisme, j’appelle cela de la lucidité. Apprend à détecter et à accepter ce qui ne dépend pas de toi, tu élimineras une source essentielle d’angoisse et de perte de temps. Tu ne peux pas tout maîtriser, tu ne peux pas tout contrôler, cultive donc une saine distance par rapport à ce qui te dépasse. Par exemple, tu ne peux rien contre le temps qui passe et la vieillesse. Accepte-le tranquillement, entretiens-toi du mieux possible et continue à vivre sans angoisse car tout cela n’est pas en ton pouvoir.

Mon grand-père, paysan simple et sage lâchait souvent un « c’est comme ça » face à une mauvaise récolte ou un revers de fortune. Il avait compris lui qu’il ne servait à rien de se révolter face aux phénomènes qui nous dépassent. Je retiendrai cette phrase toute ma vie.


Concentre toute ton énergie sur ce qui est en ton pouvoir : tes pensées, tes opinions, ton hygiène de vie… Tu verras bien vite que ta vie en deviendra meilleure car focalisée sur les vraies priorités d’un homme libre.

samedi 4 juillet 2015

On ne récolte que ce que l'on sême

Voilà une règle essentielle qui doit t’accompagner toute ta vie. Tu trouves ce principe dans la plupart des sagesses antiques, dans toutes les religions, preuve de son importance

Ceci paraît très simple, carrément stupide même et pourtant cette règle de vie te permettra de construire une relation saine avec les autres.

Lorsqu’un paysan sème de l’orge, il sera certain de récolter à 100% de l’orge et non du blé par exemple. De même, quand quelqu'un t'emmerde, tu ne vas pas avoir envie de l’aider par la suite, pire encore tu auras envie de te venger à la première occasion. Si on renverse la situation, si quelqu'un t'aide, tu auras envie de faire la même chose pour lui le moment venu. Son geste va renforcer la relation que tu pouvais avoir avec lui. Voilà un principe simple et très puissant.

Alors n’oublie jamais cela : tes actes, tes attitudes ont des conséquences, les personnes que tu croiseras dans ta vie vont te renvoyer ton attitude, tu seras face à un miroir de ce que tu es. Si tu sèmes le respect et la bienveillance tu seras payé en retour tôt ou tard. 

Pour les personnes désagréables et sans intérêt que tu croiseras tout au long de ta vie ne fait aucun effort pour elles et évite-les. La vie est bien trop courte, il existe suffisamment de personnes formidables alors ne perd pas ton temps.