mardi 3 avril 2018

Copier, coller, forwarder

Copier, coller, forwarder, voici la nouvelle devise du travailleur de bureau, de l'étudiant à la cool, de l'opérateur de centre d'appel. Il faut des réponses prêtes à l'emploi, rentrant parfaitement dans la case, surtout ne pas avoir à réfléchir. Non ce n'est pas seulement lié au management qui souhaite normaliser et rationaliser au maximum le travail, c'est une paresse intellectuelle qui se répand partout. 

L'habitude de Google qui sait tout, de l'instantanéité des réseaux sociaux sans doute. 

Il est pourtant insupportable d'avoir la sensation de faire face à une personne qui n'en a rien à faire, répond vite et mal, sans faire appel à la moindre capacité de raisonnement. Néant de la réflexion. 

Ces paresseux souvent bardés de diplômes ne comprennent pas encore que se contenter de distribuer des réponses toutes faites est un travail de robot. La sélection naturelle va faire son œuvre, les bots vont bientôt prendre la relève. 

Alors on verra une nuée de travailleurs abêtis hurler son sa haine sur les réseaux sociaux et dans le urnes, nuée d'aigris incapable d'imaginer de nouveaux futurs. 

Alors les démagogues triompheront définitivement. 

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