Jo le clodo erre dans le métro
L'échine courbée le visage sombre
Rebut d'humanité dans la pénombre
Il sent confusément qu'il est de trop
Il n'a pas toujours été ce débris
Ruine bouffie, bouffée par les puces
Il fut lui aussi jeune et plein d'astuce
Tel ces étudiants qui rient de lui
Pour se nourrir il se débrouillera
Ce n'est pas tant la faim qui le tiraille
Que la peur qui dévore ses entrailles
Le clochard céleste n'existe pas
Mourir c'est en effet bien peu de chose
Quand on manque d'imagination
Jo a des rêves de damnations
Et ses idées noires sont grandioses
Mais désormais de tout ça il se gausse
Sa poitrine qui siffle lui rappelle
Qu'il répondra très bientôt à l'appel
Du diable qui l'enverra à la fosse
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire