jeudi 18 mai 2017

Complotisme et culture de l'excuse

C'est désormais un lieu commun, une figure obligée dans les discussions : l'échec serait lié aux agissements de forces occultes, trop puissantes pour être combattues. 
- Tel pays connaît un lent déclin ? La faute à la ploutocratie internationale. 
- Telle équipe perd un match contre son grand rival ? La faute aux arbitres complaisants, vendus au club dominant. 
- Tel candidat à une élection voit ses turpitudes morales dévoilées ? La main de cabinets noirs roulant pour un rival.

Ce complotisme, ces pleurnicheries de bas étage ne sont qu'un nouvel avatar de la culture de l'excuse. Plutôt que d'affronter tes faiblesses, accepter tes erreurs, tu cherches désespérément une explication autre. Ou comment transformer ce qui dépend de toi en ce qui ne dépend pas de toi.

C'est Epictete qu'on assassine. 

Mais visiblement, l'époque est à la fuite de ses responsabilités, à l'incapacité à se remettre en cause. Comme si tu étais infaillible, comme si tu n'étais pas humain, trop humain. 

Époque du déni.

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