vendredi 8 juillet 2016

Chroniques new-yorkaises (2) : fitness

A New York, tu vois sans arrêt des femmes faire du sport. Elles portent toutes les mêmes tenues (censées mettre en valeur leur cul en béton et leurs jambes fuselées), des baskets fluo et un gobelet en plastique contenant une boisson bizarre sensément détox ou énergisante.

Le mâle européen regardant son nombril (je n'ai pas dit autre chose) te dira que les New-yorkaises prennent un soin maniaque de leur corps pour plaire aux hommes ou par narcissisme. Pourtant rien n'est plus faux.

Ces femmes ne sont pas narcissiques, elles ne sont pas en demande vis-à-vis des hommes. Elle ne font que poursuivre la compétition acharnée dans leur travail ou dans leur vie sociale par leur corps. Le fitness n'est que la poursuite de la logique compétitive par d'autres moyens. 

L'objectif est très simple : il faut optimiser  son potentiel, tirer le meilleur de son corps et se rapprocher des benchmarks de marché (le mannequin Victoria Secret, la bombe du service marketing...). Il n'y a pas d'émotion mais une approche rationnelle, efficace de la beauté. D'ailleurs, tu remarqueras qu'elles tendent toutes à avoir la même silhouette, preuve de l'existence d'un standard de marché.

Le fitness est un moyen comme un autre de se placer dans la compétition avec ses congénères, une façon de lutter contre celles mieux nées ou travaillant dans des secteurs d'activité plus attractifs. 

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