lundi 4 avril 2016

Endurance ou puissance ?

Tu tombes par hasard sur l'interview d'un entraineur d'équipe de seconde zone, football, rugby ou autre. Invariablement, tu tomberas sur l'apologie des duels, du combat, du défi physique. Puis tu relis une interview d'un grand entraîneur, de ceux qui gagnent en jouant bien. Celui-là  te parlera mouvement, possession, pressing, intensité, vivacité, le tout rendu possible grâce à l'endurance de ses joueurs. 

Cette opposition tu la retrouves dans tous les domaines : 
- dans le marketing avec les campagnes coup de poing (la publicité pour la lessive pour caricaturer qui a donné son nom aux soap operas d'ailleurs) ringardisées par le marketing de l'expérience visant la satisfaction client dans la durée (regarde ce que fait Nespresso par exemple)
- dans les conflits armés, avec les guerres traditionnelles où la victoire va à celui qui possède la plus grande puissance de feu (l'approche clausewitzienne) remplacées  désormais par les conflits de basse intensité usant l'adversaire au fil du temps
- dans la vie de bureau où tu vois certains s'affoler de manière ponctuelle pour faire avancer un projet ou gagner un client. Cette débauche d'énergie est louable mais n'aboutit souvent à rien de durable. Mieux vaut construire une prodigieuse machine à vendre par exemple.
- dans les organisation, où les multinationales traditionnelles controlant un marché grâce à une supériorité de moyens et de connexions (les taxis G7 à Paris par exemple), se font désormais tailler des croupières par des structures agiles, vives et endurantes, capables de menacer l'ordre établi
- même en amour avec certains qui pensent que la puissance du coup de rein est tout

Dans cette opposition entre puissance et endurance, tu sais où sont les vainqueurs. Tu n'as plus qu'à choisir ton camp. 

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