lundi 5 décembre 2016

Des limites de la familiarité

Quand tu y penses, tu fais beaucoup de choix par habitude, à la recherche d'une certaine familiarité. Ceci te pousse à reproduire encore et encore les mêmes schémas, comme si ils avaient laissé une empreinte indélébile dans ton inconscient. Tu exprimes cette préférence pour la familiarité de deux façons :
- De manière positive, tu reproduis à l'identique des schémas relationnels ressemblant à ta relation avec tes parents, de bons souvenirs passés...
- De manière négative, tu rejettes certains traits de caractères, certaines attitudes ou situations qui te rappellent un mauvais moment. Et peu importe si dans le lot, il y a des choses qui n'ont rien de mauvais en soi (par exemple tu es mal à l'aise avec les personnes réservées car elle te rappellent la froideur glaciale d'un parent)

Tu me diras qu'il n'y a rien de mal à rester dans sa zone de confort, construite peu à peu au fil des expériences et des traumas. Mais ceci t'empêche de te poser les questions de fond sur ta relation à l'autre et sur ce que tu veux dans le fond. 

Si tu ne sais pas ce que tu veux, décide déjà de ce que tu ne veux pas. Sois honnête, horriblement honnête dans l'expression des sentiments, situations, attitudes qui te révulsent ou plus simplement te mettent mal à l'aise. Fais l'exercice pour toi, n'essaie pas d'être politiquement correct. Tu as besoin de larges plages de solitude ? Tu as besoin de sentir que tu maternes un peu les gens autour de toi ? Tu as des phobies inavouées ? Tu ne peux aimer qu'une personne se fixant des challenges physiques ou intellectuels élevés ? Tu as horreur des personnes non ordonnées ? Alors c'est très bien mais alors prends en conscience pour dessiner en creux le portrait des personnes que tu veux fréquenter et définir la vie que tu veux mener.

A mettre en pratique notamment pour faire un bilan périodique de ta vie sentimentale.


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